Un hypertexte sur l’Ecosse : Voyage en Ecosse et récit d’une expérience de construction collective d’un hypertexte avec des élèves de 4e-3e

, par JULIEN Jacques, Collège Guy-Moquet, Gennevilliers

Objectifs culturels

Nos élèves devant aller en Ecosse fin avril-début mai, nous avions décidé, ma collègue d’anglais et moi, de répartir sur 6 mois un ensemble d’exposés dans chacune des classes concernées (2 classes de 3eme et 1 classe de 4eme), sur les villes visitées (Dundee, Edimbourg), les langues parlées en Ecosse, les grands écrivains (Robert Burns, Walter Scott, Stevenson, Conan Doyle), regroupés dans une heure du cours hebdomadaire d’anglais.

En latin

L’année a été concentrée sur la conquête de la Bretagne. Partis du texte de César sur les deux expéditions de 55 et 54 av.J.-C., nous avons abouti, en passant par la révolte de la reine Boudicca, au texte de Tacite, dans le De Agricola, sur la bataille du mont Grampian. Puis nous avons fait un travail de recherche sur le mur d’Hadrien et la vie quotidienne dans les forts de la frontière, en particulier à Vindolanda. Le catalogue de l’exposition européenne de Daoulas sur Rome face aux Barbares nous a fourni un grand nombre de documents : plan du camp en dur, tablettes de bois, éléments d’habillement, hypothèses des archéologues sur la nourriture...

En français

J’ai réparti sur l’année un travail de lecture suivie centré sur l’Ecosse.

Commençant en général l’année par l’étude d’un roman simple pour revoir les bases de la narration, le point de vue et les problèmes de discours direct, indirect et indirect libre, j’ai choisi un roman policier de P.D. James, Meurtre dans un fauteuil, dont le détective, Adam Dalgliesh, fils d’un pasteur écossais épiscopalien, ami d’un vieil aumônier anglican assassiné à confesse, permettait d’aborder de manière intérieure et pas trop rébarbative le problème religieux en Angleterre et en Ecosse, sur lequel les élèves ont eu à faire un dossier en fin de premier trimestre. La lettre de Voltaire Sur les Presbytériens [1], se terminant en appel à la tolérance religieuse, m’a paru être à la fois d’actualité et de circonstance pour introduire au personnage sur lequel j’ai centré l’année, le personnage de Marie Stuart [2], reine de France et d’Ecosse, et ses démêlés avec John Knox.

Nous avons pu alors étudier Marie Stuart sous deux aspects : la princesse maudite, exilée, veuve, emprisonnée, que célèbre Ronsard dans ses poèmes, et Madame la Dauphine, se mouvant avec allégresse dans les secrets amoureux de la cour d’Henri II. Après une étude du sonnet de 1561, et du genre élégiaque à travers les Discours et le poème intitulé Elégie [3], « Comme un beau pré dépouillé de ses fleurs », et une lecture sur quatre semaines du roman de Madame de Lafayette, nous avons fait un travail de synthèse sur l’image de Marie Stuart à travers cet ensemble de textes. Le film de Jean Delannoy a paru décevant et réducteur aux élèves au terme de leur lecture, ce qui était un peu ce que souhaitait le professeur.

L’étude d’une tragédie a été concentrée sur le Macbeth de Shakespeare, qui, s’il est d’une lecture un peu difficile, bien que guidée par des questionnaires, a pu aisément faire voir à des éléves abreuvés de films fantastiques ce qu’est l"horreur et la pitié".

L’interprétation d’Orson Welles dans son film de 1948 a permis d’étudier les effets hyperboliques du contraste et de la position de la caméra (plongée, contre-plongée), et de montrer comment se construit une représentation de la barbarie (usage des peaux de bêtes, des casques à corne, des châteaux qui ressemblent à des grottes..)

Même si le Haut Moyen-Age écossais est , à travers le double prisme de Shakespeare et d’Orson Welles, quelque peu caricaturé, le but était de créer au moins chez les éléves une image du passé médiéval écossais, même si la visite effective des châteaux et des monastères du temps du roi David devait, au cours du voyage, lui apporter les nuances nécessaires.

Cet usage de l’hyperbole au théâtre et au cinéma nous a permis de glisser à l’épopée romantique hugolienne de l’Aigle du Casque.

Questionnaire sur La Princesse de Clèves de Mme de Lafayette

La Princesse de Clèves est un roman difficile. C’était un peu une gageure, sauf que les élèves connaissaient bien Marie Stuart et sa famille française, et que j’avais explicité au maximum dans la première séance les relations complexes de parenté entre la plupart des personnages du roman.

Les questionnaires successifs, tome par tome, avaient pour but de les guider, et seulement à la fin d’évaluer leur compréhension. Une discussion sur les personnages et la décision paradoxale de la Princesse à la fin a précédé la projection du film de Jean Delannoy.

- Questionnaire sur le tome premier : (p.35-70 édition Garnier-Flammarion)

1. Trouvez deux exemples d’hyperbole.
2. Quelle est la relation de parenté entre Henri second et Marie Stuart ?
3. Quelle est la relation de parenté entre Marie Stuart et le duc de Guise ou le cardinal de Lorraine ?
4. Pourquoi Diane de Poitiers ne voulait pas du mariage de François II avec Marie Stuart ?
5. Avant que n’apparaisse Mlle de Chartres, à quel destin semble promis Nemours ?
6. Où M.de Clèves rencontre-t-il pour la première fois Mlle de Chartres ? Qui les présente l’un à l’autre ?
7. Quelles sont les deux raisons qui font que le chevalier de Guise ne peut pas épouser Mlle de Chartres ?
8. Pourquoi le duc de Nevers ne veut-il pas que son fils épouse Mlle de Chartres ?
9. Pourquoi le vidame de Chartres va-t-il voir Marie Stuart ?
10. Quelles sont les deux importants personnages qui auraient aimé épouser la mère de Marie Stuart ?
11. Quels sont les deux événements qui rendent possible le mariage du prince de Clèves avec Mlle de Chartres ?
12. De quel « procédé » du prince de Clèves Mlle de Chartres est-elle reconnaissante ?
13. Qu’est-ce qui fait que M.de Clèves reste amoureux après son mariage ?
14. En quel honneur y a-t-il un bal ?
15. Comment Mme de Lafayette a-t-elle fait, depuis le début du roman, pour faire de la rencontre entre la princesse et Nemours un événement dramatique ?
16. Quel sont les deux personnages qui s’aperçoivent les premiers que la princesse et Nemours sont amoureux l’un de l’autre ?
17. Pourquoi la princesse ne veut-elle pas aller au bal du maréchal de Saint-André ?
18. En quoi peut-on dire que Mme de Chartres obtient l’effet inverse de ce qu’elle voulait produire chez sa fille ?
19. Comment Nemours s’y prend-il pour rencontrer la princesse ?

- Vocabulaire :
20. magnificence (35) :
20’. émulation (36) :
21. libéralité (39) :
21’. prodigalité (39) :
22. cabale (45) :
22’. bienséance (45) :

- Questionnaire sur le tome deuxième :

1. Pourquoi la princesse veut-elle savoir l’histoire de Mme de Tournon ?
2. Dans quelle intention le prince de Clèves raconte-t-il cette histoire ? Que prouve-t-elle selon lui ?
3. Comment a-t-il appris cette histoire ?
4. Comment le prince de Clèves apprend-il que Sancerre est l’amant de Mme de Tournon ?
5. Quels sont pour le prince de Clèves les degrés de l’infortune qu’un homme peut connaître avec une femme ? (autrement dit, classer les situations possibles, de la moins grave à la plus grave)
6. Quelles sont les mots prononcés par le prince qui font rougir la princesse ?
7. Quelles sont les deux raisons pour lesquelles M.de Clèves pense qu’il est mieux pour la princesse de revenir à Paris ?
8. Quelle est la première personne qui vient voir la princesse à son retour, et pour lui dire quoi ?
9. Quelle sorte de trouble donne à la princesse la suggestion de M.d’Anville ?
10. Qui doit épouser le père au lieu du fils ?
(a) Marguerite
(b) Claude
(c) Elisabeth
(d) Marie
11. Quel prétexte a Nemours de venir voir la princesse dans son lit ?
12. Pourquoi Nemours se prend-il d’une passion subite pour la chasse ?
13. Quelle est la fonction dans le roman de la discussion sur l’astrologie ?
14. Sous quel autre nom est connue Anne de Boulen ? Quelle influence a-t-elle eu sur la soeur de François 1er et sur son futur mari ?
15. Qui est la tante de l’Empereur ? de quel Empereur s’agit-il ?
16. Où la reine dauphine envoie-t-elle les portraits qu’elle fait faire ?
17. Qu’est-ce qui est à la fois triste et drôle dans le commentaire du prince sur la disparition du portrait ?
18. Qu’est-ce qui amène le chevalier de Guise à annoncer à la princesse qu’il va partir pour toujours ?
19. Après avoir lu la lettre, qu’est-ce que la princesse regrette de ne pas avoir fait depuis longtemps ?
20. A votre avis, de qui est la lettre adressée au vidame de Chartres ? Pourquoi veut-il que Nemours fasse comme si elle lui était adressée ?

- Vocabulaire :
21. imprécation (79) :
22. quérir (80, 81) :
23. badiner (81) :
24. repartir (81, 82) :
25. cramoisi (90) :
26. fulminations (90) :
27. s’opiniâtrer (100) :
28. en diligence (101) :

-  Questionnaire sur le tome troisième :

1. « La jalousie est naturelle aux femmes de sa nation ». C’est-à-dire ?
2. Expliquez « fille de la reine dauphine »
3. Pourquoi le vidame veut-il récupérer la lettre ?
4. Pourquoi Nemours va-t-il chez la princesse avant d’aller chez la dauphine ?
5. Pourquoi était-ce Madame de Clèves qui avait la lettre ?
6. Pourquoi la dauphine veut-elle la récupérer ?
7. Pourquoi la princesse dit-elle que c’est M. de Clèves qui l’a rendue à Nemours ?
8. En quoi cette lettre rapproche-t-elle Nemours et la princesse ?
9. Pourquoi Nemours l’interrompt-il sans cesse pendant la rédaction de la fausse lettre ?
10. Quelles conséquences a cette rédaction sur le destin du vidame ?
11. Quelles conséquences a toute cette histoire sur les sentiments de la princesse ?
12. En quoi sa décision de fuir Nemours obtient-elle l’effet inverse ?
13. A votre avis, qu’est-ce qui pousse la princesse à tout avouer à son mari ?
14. Donnez dans le roman un exemple de la façon dont l’amour aveugle et un exemple de la façon dont il rend au contraire extrêmement clairvoyant.
15. Comment l’inquiétude de Nemours se dissipe-t-elle ?
16. Comment M.de Clèves s’y prend-il pour deviner l’identité de son rival ?
17. Quel vous paraît être le caractère de Marie Stuart d’après son comportement au cours du souper, sachant qu’elle ne sait pas que Nemours aime la princesse ?
18. Quelle décision M.de Clèves demande-t-il à sa femme de prendre ?
19. A quelle occasion apprend-on la couleur des cheveux de la princesse ?
20. Pourquoi le mariage d’Elisabeth avec le roi d’Espagne (représenté par le duc d’Albe) se fait-il en grande pompe, et celui de Marguerite avec le duc de Savoie à la sauvette ?

- Vocabulaire :
21. différend (110) :
22. syn. d’offices (111) :
23. balancer : a-t-il le même sens p. 113 et p. 114 ? Précisez.
24. succinctement (114) :
25. expédient (117) :
26. enjouement (117) :
27. Si Nemours est échanson (141), que fait-il exactement ?

-  Questionnaire sur le tome quatrième :

1. Quels bouleversements politiques la mort d’Henri II entraîne-t-elle ?
2. Comment le cardinal de Lorraine s’arrange-t-il pour écarter Montmorency ?
3. Quel est le personnage le plus touché par la mort du roi ?
4. Quel est le frère du prince de Condé (148). Justifiez votre réponse.
5. Montrer en relevant une phrase que le narrateur n’est pas indifférent à la déception de Nemours (de ne pas pouvoir voir la princesse)
6. Pourquoi le prince de Clèves est-il en colère parce que sa femme n’a pas reçu Nemours ?
7. Relevez une phrase qui montre le désarroi et les contradictions dans lesquelles se débat le prince de Clèves.
8. Dites en 30 mots (à vous) pourquoi Mme de Clèves et Mme de Martigues sont contentes d’être ensemble à Coulommiers.
9. Dans la scène du pavillon, qui regarde qui ?
10.Comment se fait-il que Mme de Clèves a en sa possession la canne de Nemours ?
11. Pourquoi Nemours n’entre-t-il pas dans le cabinet ?
12. Pourquoi Mme de Lafayette écrit-elle : « elle savait qu’il était à Chambord » et pas « elle croyait qu’il était à Chambord » ? (156)
13. Pourquoi Nemours passe-t-il la nuit dans le jardin alors que les volets du pavillon sont fermés ?
14. Comment Nemours s’arrange-t-il pour rencontrer la princesse ?
15. Que dit M.de Clèves à la princesse sur son lit de mort ?
16. Pourquoi la mort de M.de Clèves ternit-elle l’amour de la princesse pour Nemours ?
17. Quel est l’événement qui ranime cet amour ?
18. En dehors de son devoir, quel est l’argument que la princesse oppose aux désirs de Nemours ?
19. Expliquez : « la bienséance lui donnait un temps considérable pour se déterminer ».
20. En quoi la rencontre ménagée par le vidame ne choque-t-elle pas la bienséance ?
21. Où la princesse décide-t-elle - successivement - de vivre ?

- Vocabulaire :

22. repasser (157) :
23. appréhender (158) :
24. commerce (177) :
25. mander (177) :

Questionnaire sur Macbeth

Il peut paraître hardi d’étudier Macbeth en troisième, sauf si l’on aide la lecture par des questionnaires, qui peuvent être utilisés, selon le niveau de la classe, comme guide de lecture à la maison, vérification de la compréhension en classe, avec le livre ou sans livre. On donne ici un échantillon des questionnaires donnés aux élèves pour les trois premiers actes, la lecture des deux derniers ayant été l’objet d’une discussion orale menée en classe. La séquence s’étant conclue sur une projection du Macbeth d’Orson Welles. La perception de l’écriture filmique a été évaluée par un questionnaire en classe.

- Questionnaire sur l’acte I :

1. Contre quel peuple se battent les Ecossais ?
2. Qui Macbeth a-t-il fendu en deux et décapité ? Pourquoi ?
3. A quels animaux sont comparés Macbeth et Banquo ?
4. Le Golgotha est
a) l’ensemble des nobles
b) le lieu où est mort le Christ
c) un sabbat de sorcières
5. Où a lieu la nouvelle bataille où l’on apprend la traîtrise de Cawdor ?
6. Où se trouve le château de Macbeth ?
7. Quelle prédiction les sorcières font-elles à Banquo ?
8. Quel est l’événement qui fait que Macbeth commence à croire les prédictions des sorcières ?
9. Quelle est la métaphore filée qu’applique le roi Duncan à Macbeth à la scène IV v. 28 et suivants ?
10. Quelle différence entre le mari et la femme apparaît dès la première apparition de Lady Macbeth ?
11. Que conseille-t-elle à son mari dès son arrivée ?
12. Pourquoi Macbeth dit-il que le roi est chez lui sous double garantie ?
13. Trouvez deux périphrases employées par Lady Macbeth.
14. Que décide de faire Lady Macbeth à la fin de l’acte I ?

- Vocabulaire :
15. expl. mignon de la Valeur (I, 2, 19)
16. quel est le sens de composition (I, 2, 61)
17. prologue (I, 3, v. 128)
18. calice (angl. chalice) (I, 7, v. 13)
19. chérubin (angl. cherubim) (I, 7, v. 22)
20. hanap (angl. wassail, angl mod. vessel) (I, 7, 65)

-  Questionnaire sur l’acte II :

1. Quel cadeau le roi Duncan a-t-il fait à son hôtesse ?
2. Hécate est :
a) la sorcière en chef
b) la femme du diable
c) la déesse de la lune
3. Tarquin est :
a) le dieu des voleurs
b) un roi de Rome
c) un des Titans
4. Trouvez une antithèse dans la scène I, une dans la scène II.
5. Pourquoi Lady Macbeth n’a-t-elle pas tué Duncan elle-même ?
6. Vrai ou faux ? Le second fils est dans la deuxième chambre.
7. Trouvez un enchaînement de 5 métaphores au moins dans la même phrase (scène II)
8. Comment Macbeth exprime-t-il son dédoublement, l’impression d’être partagé en deux ?
9. A quel moment (n° du vers ou citation) de l’acte II le lecteur sait-il que Duncan est mort ? A partir de quel moment tout le monde est-il au courant ?
10. Que va faire Lady Macbeth quand elle sort quelques instants pendant la scène II ?
11. Par quelle hyperbole Macbeth exprime-t-il sa culpabilité ?
12. Combien d’hypothèses successives fait le portier sur l’identité de celui qui frappe à la porte ?
13. Pour le spectateur, et dans l’architecture dramatique de la pièce, quelle est la fonction de ce que dit Macduff, et de ce que dit Lennox ?
14. Une Gorgone est :
a) une divinité dont le regard pétrifie
b) un fromage
c) une catastrophe
15. Quelle incohérence relevez-vous dans ce que dit Macbeth dans la scène III ?
16. A quoi Macbeth compare-t-il le corps de Duncan mort ?
17. Pourquoi Malcolm et Donaldbain fuient-ils ?
18. Comment est interprétée leur fuite ? De quoi les accuse-t-on ?

- Vocabulaire :
19. maculer (smear) (II,2, v.49)
20. incarnat (incarnadine) (II,2, v. 62)

-  Questionnaire sur l’acte III :

1. Où sont enterrés les rois d’Ecosse ?
2. Où sont-ils couronnés ?
3. Où est le palais royal ?
4. A quelle autre pièce de Shakespeare est-il fait allusion à la scène I ?
5. Résumez en une phrase de 20 mots environ le monologue de Macbeth (III, 1, 44-73)
6. Que décide-t-il de faire ? Comment le Destin réalise-t-il la prophétie des sorcières ?
7. Trouvez 2 métaphores dans la même phrase dans la scène 2.
8. Trouvez dans la même phrase une antithèse et une personnification (III,2)
9. Trouvez une phrase de Macbeth qui a la forme d’un proverbe (III,2)
10. Comment Lady Macbeth explique-t-elle le malaise de Macbeth, devant les autres ? en aparté avec Macbeth ? (III, 4)
11. Où est l’Achéron ? (III, 5, 15)
12. Quel est le mot répété 2 fois sc.6 qui montre que les seigneurs commencent à comploter contre Macbeth ?
13. Où est Malcolm ? Où est Donald Bane (Donalbain) ?
14. Qu’est allé demander Macduff au roi d’Angleterre ?
15. Qui est « celui d ’en haut » (angl « Him above ») ?

- Vocabulaire :
16. faquin (angl. sirrah) (III, 1, 44)
17. lice (angl.list) (III, 1, 70)
18. avanies (angl. buffets) (III, 1, 108)
19. escarbot (angl. beetle) (III, 242)
20. ratifier (angl. ratify) (III, 6, 33)

Préparation de l’hypertexte avant le voyage

Le générateur d’hypertextes utilisé est GEN, de Jean Paul Michel, commercialisé par l’E.P.I.

Les élèves ont commencé à formater sous forme d’écrans lisibles le contenu de leurs exposés, sous forme de programmes exécutables autonomes. Le professeur s’est chargé de faire le programme maître appelant les autres programmes, mais le choix des couleurs, la mise en page, et la conception des boutons à l’intérieur des programmes secondaires a été confiée entièrement aux élèves. Une formation de deux ou trois heures a suffi pour que les élèves puissent se débrouiller, certains avec virtuosité.

Le but étant d’associer aux textes des images, les élèves ont appris en outre à capturer des images, essentiellement à partir de CD-ROM : une carte a été capturée à partir de Zyzomys, une autre à partir de l’Atlas de Bookshelf. Des portraits, par exemple celui de John Knox ou d’Elizabeth 1ere, ainsi que des images de saumons ont été empruntées à Toolworks Multimedia Encyclopedia : les légendes ont été ensuite accolées aux images par l’intermédiaire de Paintbrush et sauvées par Paintshop Pro. De même pour une photo des Trente-neuf marches d’Hitchcock, prise à Cinemania. Ou des images de cornemuses extraites du CD-ROM Instruments de musique.

Des élèves ont réalisé des dessins point par point sous Paintbrush : image de présentation du voyage, portrait de Marie Stuart, dessin d’une fibule...Le plan du camp romain de Vindolanda a été réalisé sous Designer en vectoriel et exporté en format .pcx.

Designer a aussi permis, pour pallier la pauvreté typographique de Gen, qui est fondé sur un traitement de texte élémentaire sous DOS, d’écrire des textes en caractères plus travaillés et de les sauver comme des images.

Ensuite, toutes les images, en format .pcx ou .bmp, étaient formatées et transformées en programmes exécutables appelables sous GEN, grâce au logiciel Graphic Workshop.

Le résultat est modeste, mais certains sont devenus de grands techniciens du travail sur l’image...

L’enrichissement de l’hypertexte après le voyage

Les élèves avaient à réaliser un journal sous forme de petits textes d’humeur et d’humour, dans le style très libre des impressions ou des carnets de voyage. Le résultat au retour n’a pas toujours été d’une égale originalité, mais chaque élève a eu deux ou trois extraits de son journal à réécrire pour l’hypertexte, qui s’est trouvé être donc l’occasion d’un petit atelier d’écriture. Cette réécriture s’est faite en général par couples devant l’écran, et donc avec la double pression d’un regard critique et d’une nécessaire lisibilité à l’écran. Le professeur n’intervenant que pour la syntaxe et l’orthographe, ou régler les désaccords entre l’écrivain et son premier lecteur.

Les éléves ont tous eu à fabriquer un double index par auteurs et par titres de leurs productions, soit un exercice de virtuosité hypertextuelle sur une centaine de boutons. L’index général de l’hypertexte, devant gérer un ordre alphabétique par colonnes, et nécessitant un choix parmi les quelque cent cinquante fichiers de l’hypertexte, a été réalisé par le professeur.

Une photo de groupe devant un château écossais a été scannérisée, puis retravaillée sous Graphic Workshop. Là encore, la qualité de la photo n’est pas parfaite, mais l’important est que les élèves apprennent que l’image peut se retravailler aussi bien qu’un texte, et n’est pas plus qu’un texte, une vérité définitive sans effet et sans public.

Utilisation et fonctionnement de l’hypertexte

L’ hypertexte ECOSSE est destiné au premier chef à servir de borne d’information dans le cadre de l’exposition sur le voyage. Il occupe 3 disquettes haute densité, 1 de texte et 2 d’images.

Le fonctionnement est simple : on tape « ecosse » pour entrer, on navigue par les flèches PgDn et PgUp pour passer d’un écran à l’autre : la touche permet d’actionner les boutons-hypertexte, et les flèches de direction de passer d’un bouton à l’autre. pour revenir à l’écran précédent, F2 pour revenir au sommaire, Q pour revenir d’un programme secondaire au programme maître ou pour sortir du programme maître.

Cette utilisation est restée limitée au collège dans un cadre strictement pédagogique.

Notes

[1Ce texte est la sixième des Lettres Philosophiques ou Lettres Anglaises (1734) où Voltaire, contre les fanatismes des sectes, prône un déisme tolérant. Ici, il s’insurge contre le rigorisme affecté de la religion majoritaire en Ecosse. L’argumentation de ce texte est intéressante à étudier.

(...) Le Presbytéranisme est la religion dominante en Ecosse. Ce Presbytéranisme n’est autre chose que le Calvinisme pur, tel qu’il avait été établi en France et qu’il subsiste à Genève. Comme les prêtres de cette Secte ne reçoivent de leurs Eglises que des gages très médiocres, et que par conséquent, ils ne peuvent vivre dans le même luxe que les Evêques, ils ont pris le parti naturel de crier contre des honneurs où ils ne peuvent atteindre. Figurez-vous l’orgueilleux Diogène qui foulait aux pieds l’orgueil de Platon ; les Presbytériens d’Ecosse ne ressemblent pas mal à ce fier et gueux raisonneur. Ils traitèrent le roi Charles II avec bien moins d’égards que Diogène avait traité Alexandre. Car lorsqu’ils prirent les armes pour lui contre Cromwell qui les avaient trompés, ils firent essuyer à ce pauvre Roi quatre sermons par jour ; ils lui défendaient de jouer ; ils le mettaient en pénitence ; si bien que Charles II se lassa bientôt d’être le Roi de ces pédants, et s’échappa de leurs mains comme un Ecolier se sauve du Collège.

Devant un jeune et vif bachelier [français] criaillant le matin dans les Ecoles de Théologie, et le soir chantant avec les Dames, un Théologien anglican est un Caton ; mais ce Caton paraît un galant devant un Presbytérien d’Ecosse. Ce dernier affecte une démarche grave, un air fâché, porte un vaste chapeau, un long manteau par-dessus un habit court, prêche du nez, et donne le nom de la prostituée de Babylone à toutes les Eglises où quelques Ecclésiastiques sont assez heureux pour avoir cinquante mille livres de rente, et où le Peuple est assez bon pour le souffrir et pour les appeler Monseigneur, Votre Grandeur, Votre Eminence.

Ces Messieurs, qui ont aussi quelques Eglises en Angleterre, ont mis les airs graves et sévères à la mode en ce pays. C’est à eux qu’on doit la sansctification du Dimanche dan sles Trois Royaumes. ; il est défendu ce jour-là de travailler et de se divertir, ce qui est le double de la sévérité des Eglises Catholiques ; point d’Opéra, point de Comédies, point de Concerts à Londres le Dimanche ; les cartes même y sont si expressément défendues qu’il n’y a que les personnes de qualité et ce qu’on appellent les honnêtes gens qui jounet ce jour-là. Le reste de la Nation va au Sermon, au Cabaret et chez les Filles de joie. (...)

[2Marie Stuart, mariée d’abord à François II, puis à Darnley, a écrit 12 poèmes d’amour pour Bothwell ; L’histoire de ces poèmes est chaotique : enfermés dans une cassette d’argent, cadeau de François II donné à Bothwell par Marie, ils furent détruits par Jacques VI. Une copie de ces poèmes, conservée à la Bilbliothèque de Cambridge, a été publiée par V-L Saulnier en 1952, et reprise par Maurice Rat dans la biographie qu’il a donnée de la princesse (Bruxelles, Brepols, 1959). Voici un de ses sonnets :

Mon amour croît et plus en plus croîtra
Tant que vivrai, et tiendra à grand heur
Tant seulement d’avoir part en ce coeur
Vers qui enfin mon amour paraîtra.

Si très à clair que jamais n’en doutra,
Pour lui je veux faire tête au malheur,
Pour lui je veux rechercher la grandeur,
Et faire tant que de vrai connaîtra

Que je n’ai bien, heur ni contentement
Qu’à l’obéir et servir loyaument
Pour lui j’attends toute bonne fortune,

Pour lui je veux garder santé et vie,
Pour lui vertu de suivre j’ai envie,
Et sans changer me trouvera toute une.

[3Ronsard, dans le premier livre des Poèmes, qu’il dédie à la jeune reine veuve, deux poèmes portent le titre « Elégie ». La première déplore le retour de Marie en Ecosse avec une profusion de références mythologiques qui alourdissent un peu le poème. Le début de la seconde sur lequel les élèves ont travaillé plus en détail est d’un ton tout à fait différent :

Comme un beau pré dépouillé de ses fleurs,
Comme un tableau privé de ses couleurs,
Comme le ciel s’il perdoit ses estoiles,
La mer ses eaux, la navire ses voiles,
Un bois sa fueille, un antre son effroy,
Un grand Palais la pompe de son Roy,
Et un anneau sa perle précieuse,
Ainsi perdra la France soucieuse
Ses ornemens, perdant la Royauté,
Qui fut sa fleur, sa couleur, sa beauté.

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